﻿﻿{"id":2483,"date":"2026-03-10T18:06:22","date_gmt":"2026-03-10T17:06:22","guid":{"rendered":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/il-arrive-a-lire-un-laserdisc-avec-un-simple-microscope\/"},"modified":"2026-03-10T18:06:22","modified_gmt":"2026-03-10T17:06:22","slug":"il-arrive-a-lire-un-laserdisc-avec-un-simple-microscope","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/il-arrive-a-lire-un-laserdisc-avec-un-simple-microscope\/","title":{"rendered":"Il arrive \u00e0 lire un LaserDisc avec un simple microscope"},"content":{"rendered":"<p>Shelby Jueden, un passionn\u00e9 de tech r\u00e9tro qui anime la cha\u00eene YouTube Tech Tangents, vient de montrer qu&#8217;un simple microscope num\u00e9rique permet de distinguer le contenu vid\u00e9o grav\u00e9 sur un LaserDisc. L&#8217;encodage analogique du format rend les donn\u00e9es directement visibles sous grossissement, alors que \u00e7a ne fonctionne pas du tout avec un CD.<\/p>\n<h2>Mais comment \u00e7a marche ?<\/h2>\n<p>Pour les plus jeunes d&#8217;entre vous, un petit rappel s&#8217;impose. Le LaserDisc est un format vid\u00e9o analogique commercialis\u00e9 d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1970, bien avant le DVD ou le Blu-ray.\u00a0<\/p>\n<p>Contrairement au CD qui stocke ses donn\u00e9es en binaire, le LaserDisc encode lui le signal vid\u00e9o sous forme de variations dans la longueur des creux grav\u00e9s sur une couche d&#8217;aluminium. Cette particularit\u00e9 produit un l\u00e9ger effet de diffraction qui est en fait visible sous grossissement.<\/p>\n<div class=\"youtube-container\">\n<div>\n<p>Jueden a utilis\u00e9 un microscope num\u00e9rique Andonstar AD246S-P pour examiner la surface de plusieurs disques. Sur un LaserDisc en mode CAV, chaque tour du disque correspond \u00e0 une image compl\u00e8te.<\/p>\n<p>En comparant les pistes c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, on distingue les variations d&#8217;une m\u00eame ligne vid\u00e9o image apr\u00e8s image. Et les \u00e9l\u00e9ments qui d\u00e9filent verticalement \u00e0 l&#8217;\u00e9cran, comme un g\u00e9n\u00e9rique de fin, deviennent reconnaissables sous le microscope.<\/p>\n<h2>Du texte lisible sur la surface du disque<\/h2>\n<p>La d\u00e9monstration la plus \u00e9tonnant a \u00e9t\u00e9 faite avec le film True Grit. Les cr\u00e9dits de fin, qui scrollent verticalement, apparaissent sous la forme de texte, qui est carr\u00e9ment lisible, directement sur la surface du disque.<\/p>\n<p>Alors bien s\u00fbr on ne va pas s&#8217;emballer, le microscope ne permet pas de visualiser compl\u00e8tement une image en couleur par exemple, mais la structure analogique est suffisante pour parvenir \u00e0 distinguer quelque formes et lettres.<\/p>\n<p>Pour ne pas mourir idiot, Jueden a aussi tent\u00e9 la m\u00eame exp\u00e9rience avec un CD, mais cette fois rien de lisible. Les donn\u00e9es num\u00e9riques se pr\u00e9sentent sous forme de structures r\u00e9p\u00e9titives, sans aucune information visuelle exploitable.<\/p>\n<h2>Un format oubli\u00e9 mais pas sans qualit\u00e9s<\/h2>\n<p>Le LaserDisc n&#8217;a jamais vraiment perc\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 1978 aux \u00c9tats-Unis sous le nom DiscoVision, le format avec ses disques de 30 cm de diam\u00e8tre n&#8217;a pas fait le poids face au VHS, puis face au DVD. Les disques co\u00fbtaient cher, n&#8217;\u00e9taient pas enregistrables, et les lecteurs ne se sont jamais impos\u00e9s dans les foyers.<\/p>\n<p>Pioneer, dernier fabricant en lice, a arr\u00eat\u00e9 la production en janvier 2009 avec une ultime s\u00e9rie de 3 000 appareils. Le format avait quand m\u00eame ses atouts : premier support optique grand public, son num\u00e9rique ajout\u00e9 d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1980, et une image souvent bien meilleure que le VHS.<\/p>\n<p>Bon en tous cas c&#8217;est carr\u00e9ment classe comme d\u00e9monstration. L\u00e0 o\u00f9 un CD ou un Blu-ray ne montrent strictement rien d&#8217;int\u00e9ressant sous un microscope, le LaserDisc laisse appara\u00eetre ses images grav\u00e9es dans la mati\u00e8re, sans aucun d\u00e9codage \u00e9lectronique, et c&#8217;est quand m\u00eame bien rigolo.<\/p>\n<p>Source :<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.theregister.com\/2026\/03\/10\/laserdisc_microscope\/\">The Register<\/a>\n<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Shelby Jueden, un passionn\u00e9 de tech r\u00e9tro qui anime la cha\u00eene YouTube Tech Tangents, vient de montrer qu&#8217;un simple microscope num\u00e9rique permet de distinguer le contenu vid\u00e9o grav\u00e9 sur un LaserDisc. L&#8217;encodage analogique du format rend les donn\u00e9es directement visibles sous grossissement, alors que \u00e7a ne fonctionne pas du tout avec un CD. Mais comment \u00e7a marche ? Pour les plus jeunes d&#8217;entre vous, un petit rappel s&#8217;impose. Le LaserDisc est un format vid\u00e9o analogique commercialis\u00e9 d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1970, bien avant le DVD ou le Blu-ray.\u00a0 Contrairement au CD qui stocke ses donn\u00e9es en binaire, le LaserDisc encode lui le signal vid\u00e9o sous forme de variations dans la longueur des creux grav\u00e9s sur une couche d&#8217;aluminium. Cette particularit\u00e9 produit un l\u00e9ger effet de diffraction qui est en fait visible sous grossissement. Jueden a utilis\u00e9 un microscope num\u00e9rique Andonstar AD246S-P pour examiner la surface de plusieurs disques. Sur un LaserDisc en mode CAV, chaque tour du disque correspond \u00e0 une image compl\u00e8te. En comparant les pistes c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, on distingue les variations d&#8217;une m\u00eame ligne vid\u00e9o image apr\u00e8s image. Et les \u00e9l\u00e9ments qui d\u00e9filent verticalement \u00e0 l&#8217;\u00e9cran, comme un g\u00e9n\u00e9rique de fin, deviennent reconnaissables sous le microscope. Du texte lisible sur la surface du disque La d\u00e9monstration la plus \u00e9tonnant a \u00e9t\u00e9 faite avec le film True Grit. Les cr\u00e9dits de fin, qui scrollent verticalement, apparaissent sous la forme de texte, qui est carr\u00e9ment lisible, directement sur la surface du disque. Alors bien s\u00fbr on ne va pas s&#8217;emballer, le microscope ne permet pas de visualiser compl\u00e8tement une image en couleur par exemple, mais la structure analogique est suffisante pour parvenir \u00e0 distinguer quelque formes et lettres. Pour ne pas mourir idiot, Jueden a aussi tent\u00e9 la m\u00eame exp\u00e9rience avec un CD, mais cette fois rien de lisible. Les donn\u00e9es num\u00e9riques se pr\u00e9sentent sous forme de structures r\u00e9p\u00e9titives, sans aucune information visuelle exploitable. Un format oubli\u00e9 mais pas sans qualit\u00e9s Le LaserDisc n&#8217;a jamais vraiment perc\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 1978 aux \u00c9tats-Unis sous le nom DiscoVision, le format avec ses disques de 30 cm de diam\u00e8tre n&#8217;a pas fait le poids face au VHS, puis face au DVD. Les disques co\u00fbtaient cher, n&#8217;\u00e9taient pas enregistrables, et les lecteurs ne se sont jamais impos\u00e9s dans les foyers. Pioneer, dernier fabricant en lice, a arr\u00eat\u00e9 la production en janvier 2009 avec une ultime s\u00e9rie de 3 000 appareils. Le format avait quand m\u00eame ses atouts : premier support optique grand public, son num\u00e9rique ajout\u00e9 d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1980, et une image souvent bien meilleure que le VHS. Bon en tous cas c&#8217;est carr\u00e9ment classe comme d\u00e9monstration. L\u00e0 o\u00f9 un CD ou un Blu-ray ne montrent strictement rien d&#8217;int\u00e9ressant sous un microscope, le LaserDisc laisse appara\u00eetre ses images grav\u00e9es dans la mati\u00e8re, sans aucun d\u00e9codage \u00e9lectronique, et c&#8217;est quand m\u00eame bien rigolo. Source : The Register<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2484,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"give_campaign_id":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_kadence_starter_templates_imported_post":false,"footnotes":""},"class_list":["post-2483","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"campaignId":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2483"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2483\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2484"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}