﻿﻿{"id":1901,"date":"2025-12-26T09:00:00","date_gmt":"2025-12-26T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/ddrescue-raspberry-pi-imager-le-combo-pour-cloner-vos-cartes-sd-sans-vous-arracher-les-cheveux\/"},"modified":"2025-12-26T09:00:00","modified_gmt":"2025-12-26T08:00:00","slug":"ddrescue-raspberry-pi-imager-le-combo-pour-cloner-vos-cartes-sd-sans-vous-arracher-les-cheveux","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/ddrescue-raspberry-pi-imager-le-combo-pour-cloner-vos-cartes-sd-sans-vous-arracher-les-cheveux\/","title":{"rendered":"ddrescue + Raspberry Pi Imager &#8211; Le combo pour cloner vos cartes SD sans vous arracher les cheveux"},"content":{"rendered":"<p>Vous avez un parc de Raspberry Pi \u00e0 d\u00e9ployer et vous en avez marre de refaire la config \u00e0 chaque fois ? Ou pire, votre carte SD commence \u00e0 faire des siennes et vous voulez la sauver avant qu&#8217;elle rende l&#8217;\u00e2me ? H\u00e9 bien j&#8217;ai le combo parfait pour vous les amis !<\/p>\n<p>Je vais vous parler en r\u00e9alit\u00e9 de deux outils compl\u00e9mentaires que vous connaissez d\u00e9j\u00e0 je pense : <strong>ddrescue<\/strong> pour le clonage\/sauvetage de cartes SD, et <strong>Raspberry Pi Imager<\/strong> pour cr\u00e9er des images pr\u00e9configur\u00e9es. Ensemble, ils forment une cha\u00eene de production quasi &#8220;industrielle&#8221; pour vos projets Pi. \u00c7a va vous faire gagner un temps pr\u00e9cieux mais aussi vous s\u00e9curiser car on sait \u00e0 quel point les cartes SD c&#8217;est capricieux parfois sur les Rpi (surtout quand y&#8217;a des coupures de jus ^^).<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons donc par <strong>ddrescue<\/strong> qui est l&#8217;outil libre parfait pour cloner des disques, mais avec un truc en plus que <code>dd<\/code> n&#8217;a pas : la gestion des erreurs et la reprise. Son secret, c&#8217;est le <strong>mapfile<\/strong>, un fichier journal qui garde trace de tout ce qui a \u00e9t\u00e9 copi\u00e9, du coup, si votre clone plante en plein milieu (c\u00e2ble qui se d\u00e9branche, coupure de courant, carte SD qui fait la gueule), vous relancez la m\u00eame commande et \u00e7a reprend exactement o\u00f9 \u00e7a s&#8217;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9. Sans ce fichier, par contre, c&#8217;est retour \u00e0 la case d\u00e9part&#8230; snif.<\/p>\n<p><strong>\u26a0\ufe0f Attention :<\/strong> la destination va \u00eatre <strong>\u00e9cras\u00e9e<\/strong>. Donc <strong>v\u00e9rifiez 3 fois<\/strong> vos <code>\/dev\/...<\/code> avant d&#8217;appuyer sur Entr\u00e9e. Et oui, l&#8217;option <code>--force<\/code> porte bien son nom puisqu&#8217;elle autorise l&#8217;\u00e9criture sur un disque brut, donc si vous vous trompez de cible, c&#8217;est le drame.<\/p>\n<p>La commande de base, c&#8217;est \u00e7a :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo ddrescue --force \/dev\/sdX \/dev\/sdY rescue.map\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Vous remplacez <code>\/dev\/sdX<\/code> par votre carte source et <code>\/dev\/sdY<\/code> par la destination et le fichier <code>rescue.map<\/code>, c&#8217;est votre filet de s\u00e9curit\u00e9, donc gardez-le pr\u00e9cieusement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de vos images.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s si vous pr\u00e9f\u00e9rez cloner vers un fichier image plut\u00f4t que directement vers une autre carte, c&#8217;est quasi pareil :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo ddrescue \/dev\/sdX raspios.img rescue.map\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Et pour les cartes un peu fatigu\u00e9es avec des secteurs d\u00e9fectueux, y&#8217;a une astuce en deux passes. D&#8217;abord une passe rapide qui saute les erreurs (le but c&#8217;est de r\u00e9cup\u00e9rer le max sans s&#8217;acharner tout de suite) :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo ddrescue -n \/dev\/sdX raspios.img rescue.map\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Puis une deuxi\u00e8me passe qui insiste sur les zones probl\u00e9matiques :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo ddrescue -r3 \/dev\/sdX raspios.img rescue.map\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Le <code>-r3<\/code> dit \u00e0 ddrescue de r\u00e9essayer 3 fois sur chaque secteur r\u00e9calcitrant par contre, \u00e9vitez de mettre <code>--no-split<\/code> par d\u00e9faut. \u00c7a peut sembler logique (&#8220;ne coupe pas&#8221;), mais sur un support vraiment ab\u00eem\u00e9, laisser ddrescue d\u00e9couper et isoler les zones foireuses est souvent plus efficace.<\/p>\n<p>Maintenant faut v\u00e9rifier que tout s&#8217;est bien pass\u00e9\u2026 alors oui, on peut faire des contr\u00f4les, mais il faut \u00eatre clair, si vous comparez juste un bout, vous validez juste un bout. Par exemple cette commande compare seulement 1 Go, et pas toute la carte :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo cmp -n 1G \/dev\/sdX \/dev\/sdY\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Donc si vous voulez comparer <strong>TOUT<\/strong> (et que \u00e7a ne vous d\u00e9range pas d&#8217;attendre ^^), vous pouvez comparer l&#8217;image et la carte clon\u00e9e en faisant un hash sur la totalit\u00e9. Par exemple, pour v\u00e9rifier que l&#8217;image \u00e9crite sur la carte correspond bien \u00e0 l&#8217;image d&#8217;origine :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sha256sum raspios.img\n<\/span><\/span><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo ddrescue \/dev\/sdY - | sha256sum\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Si les deux hashes sont identiques, l\u00e0, on parle (beaucoup plus) s\u00e9rieusement. Et si vous ne voulez pas streamer le disque, vous pouvez aussi faire un hash du p\u00e9riph\u00e9rique directement (mais \u00e7a lit tout le disque, donc c&#8217;est long).<\/p>\n<p>Vous l&#8217;aurez compris, ddrescue nous sert \u00e0 cloner ou \u00e0 sauver une carte existante, mais pour d\u00e9ployer proprement une image, on va maintenant utiliser le fameux <strong>Raspberry Pi Imager<\/strong>. Car oui, l&#8217;outil officiel de la fondation a une fonction que beaucoup de gens ne connaissent pas qui est la personnalisation avanc\u00e9e. Comme \u00e7a, avant de flasher votre carte, vous pouvez pr\u00e9configurer plein de trucs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/korben.info\/cdn-cgi\/image\/width=1200,fit=scale-down,quality=90,f=avif\/ddrescue-raspberry-pi-imager-clonage-carte-sd\/ddrescue-raspberry-pi-imager-clonage-carte-sd-2.png\" alt=\"\" loading=\"lazy\"><\/p>\n<p>Par exemple, le hostname du Pi, genre <code>pi-cuisine<\/code> ou <code>pi-garage<\/code>, l&#8217;utilisateur et son mot de passe, le Wi-Fi avec SSID et mot de passe, le SSH activ\u00e9 avec mot de passe ou cl\u00e9 publique, le fuseau horaire et la config clavier. Et pr\u00e9cision importante, Imager pr\u00e9pare tout \u00e7a pour que ce soit appliqu\u00e9 <strong>au premier boot<\/strong> (c&#8217;est inject\u00e9 pour l&#8217;initialisation), ce qui revient au m\u00eame pour vous, mais \u00e7a explique pourquoi c&#8217;est si pratique en mode headless.<\/p>\n<p>Du coup, vous flashez la carte, vous la mettez dans le Pi, vous branchez l&#8217;alimentation, et souvent c&#8217;est accessible en SSH tr\u00e8s vite :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">ssh pi@pi-cuisine.local\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>C&#8217;est le mode headless parfait puisque \u00e7a vous \u00e9vite d&#8217;avoir \u00e0 brancher un \u00e9cran + clavier + souris sur votre Rpi. Notez que l&#8217;extension en <code>.local<\/code> de mon exemple ci-dessus d\u00e9pendra du mDNS (Bonjour \/ Avahi)&#8230; Sur certains r\u00e9seaux (ou certains PC), \u00e7a pourra ne pas r\u00e9soudre donc dans ce cas-l\u00e0, vous passez par l&#8217;IP ou votre DNS\/DHCP habituel.<\/p>\n<p>Et maintenant, roulements de tambours, voici le workflow magique pour d\u00e9ployer un parc de Pi. Cela consiste tout simplement \u00e0 configurer un Pi de r\u00e9f\u00e9rence avec tout ce qu&#8217;il vous faut dedans (paquets, services, configs&#8230;). Ensuite vous l&#8217;\u00e9teignez proprement, vous clonez sa carte avec ddrescue, et vous dupliquez cette image \u00e0 volont\u00e9.<\/p>\n<p><strong>MAIS<\/strong> (et l\u00e0 c&#8217;est le point qui \u00e9vite des sueurs froides), cloner une carte Linux telle quelle, \u00e7a clone aussi des identifiants qui devraient \u00eatre uniques, typiquement :<\/p>\n<ul>\n<li>le <strong>machine-id<\/strong><\/li>\n<li>les <strong>cl\u00e9s SSH h\u00f4te<\/strong> (host keys)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Donc si vous d\u00e9ployez 10 Pi clon\u00e9s \u00e0 l&#8217;identique, vous vous retrouvez avec 10 machines qui se pr\u00e9sentent pareil, et c\u00f4t\u00e9 SSH vous pouvez avoir des alertes cheloues (et c\u00f4t\u00e9 admin, c&#8217;est pas propre).<\/p>\n<p>La solution la plus simple c&#8217;est donc de pr\u00e9parer votre image &#8220;master&#8221; pour que chaque nouveau Pi r\u00e9g\u00e9n\u00e8re \u00e7a au premier d\u00e9marrage. Sur votre Pi de r\u00e9f\u00e9rence (avant de cloner), vous pouvez faire :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo rm -f \/etc\/machine-id\n<\/span><\/span><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo truncate -s 0 \/etc\/machine-id\n<\/span><\/span><span class=\"line\"><span class=\"cl\">sudo rm -f \/etc\/ssh\/ssh_host_*\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Comme \u00e7a, au prochain boot, le syst\u00e8me r\u00e9g\u00e9n\u00e8re un <code>machine-id<\/code> propre, et OpenSSH r\u00e9g\u00e9n\u00e8re ses cl\u00e9s h\u00f4te. (Si jamais \u00e7a ne se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re pas automatiquement sur votre variante d&#8217;OS, un red\u00e9marrage + r\u00e9installation\/relance SSH r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9ralement le truc.)<\/p>\n<p>Apr\u00e8s \u00e7a, \u00e0 chaque nouveau Pi, vous flashez l&#8217;image.<\/p>\n<p>Maintenant si vous n&#8217;avez pas de parc \u00e0 d\u00e9ployer, mais que vous voulez simplement personnaliser le hostname, le Wi-Fi, le user, etc., le plus simple \u00e7a reste donc de <strong>passer par Raspberry Pi Imager au moment du flash<\/strong> avec ses options avanc\u00e9es car si vous \u00e9crivez l&#8217;image avec dd\/ddrescue directement sur la carte, Imager ne pourra \u00e9videmment pas appliquer ses param\u00e8tres.<\/p>\n<p>Et SURTOUT, avant de lancer quoi que ce soit, pensez \u00e0 identifier vos disques pour pas faire de b\u00eatises (c&#8217;est une commande Linux, btw) :<\/p>\n<div class=\"highlight\">\n<pre class=\"chroma\"><code class=\"language-fallback\" data-lang=\"fallback\"><span class=\"line\"><span class=\"cl\">lsblk -o NAME,SIZE,MODEL,MOUNTPOINT\n<\/span><\/span><\/code><\/pre>\n<p>Ah et d\u00e9sactivez aussi l&#8217;automontage sur votre machine, sinon vous allez avoir des soucis avec la destination qui se retrouvera occup\u00e9e par l&#8217;OS.<\/p>\n<p>Bref, avec ddrescue et Raspberry Pi Imager, vous avez maintenant de quoi cloner vos cartes SD beaucoup plus sereinement (et pas juste &#8220;les yeux ferm\u00e9s&#8221;).<\/p>\n<p>Enjoy !<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous avez un parc de Raspberry Pi \u00e0 d\u00e9ployer et vous en avez marre de refaire la config \u00e0 chaque fois ? Ou pire, votre carte SD commence \u00e0 faire des siennes et vous voulez la sauver avant qu&#8217;elle rende l&#8217;\u00e2me ? H\u00e9 bien j&#8217;ai le combo parfait pour vous les amis ! Je vais vous parler en r\u00e9alit\u00e9 de deux outils compl\u00e9mentaires que vous connaissez d\u00e9j\u00e0 je pense : ddrescue pour le clonage\/sauvetage de cartes SD, et Raspberry Pi Imager pour cr\u00e9er des images pr\u00e9configur\u00e9es. Ensemble, ils forment une cha\u00eene de production quasi &#8220;industrielle&#8221; pour vos projets Pi. \u00c7a va vous faire gagner un temps pr\u00e9cieux mais aussi vous s\u00e9curiser car on sait \u00e0 quel point les cartes SD c&#8217;est capricieux parfois sur les Rpi (surtout quand y&#8217;a des coupures de jus ^^). Commen\u00e7ons donc par ddrescue qui est l&#8217;outil libre parfait pour cloner des disques, mais avec un truc en plus que dd n&#8217;a pas : la gestion des erreurs et la reprise. Son secret, c&#8217;est le mapfile, un fichier journal qui garde trace de tout ce qui a \u00e9t\u00e9 copi\u00e9, du coup, si votre clone plante en plein milieu (c\u00e2ble qui se d\u00e9branche, coupure de courant, carte SD qui fait la gueule), vous relancez la m\u00eame commande et \u00e7a reprend exactement o\u00f9 \u00e7a s&#8217;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9. Sans ce fichier, par contre, c&#8217;est retour \u00e0 la case d\u00e9part&#8230; snif. \u26a0\ufe0f Attention : la destination va \u00eatre \u00e9cras\u00e9e. Donc v\u00e9rifiez 3 fois vos \/dev\/&#8230; avant d&#8217;appuyer sur Entr\u00e9e. Et oui, l&#8217;option &#8211;force porte bien son nom puisqu&#8217;elle autorise l&#8217;\u00e9criture sur un disque brut, donc si vous vous trompez de cible, c&#8217;est le drame. La commande de base, c&#8217;est \u00e7a : sudo ddrescue &#8211;force \/dev\/sdX \/dev\/sdY rescue.map Vous remplacez \/dev\/sdX par votre carte source et \/dev\/sdY par la destination et le fichier rescue.map, c&#8217;est votre filet de s\u00e9curit\u00e9, donc gardez-le pr\u00e9cieusement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de vos images. Apr\u00e8s si vous pr\u00e9f\u00e9rez cloner vers un fichier image plut\u00f4t que directement vers une autre carte, c&#8217;est quasi pareil : sudo ddrescue \/dev\/sdX raspios.img rescue.map Et pour les cartes un peu fatigu\u00e9es avec des secteurs d\u00e9fectueux, y&#8217;a une astuce en deux passes. D&#8217;abord une passe rapide qui saute les erreurs (le but c&#8217;est de r\u00e9cup\u00e9rer le max sans s&#8217;acharner tout de suite) : sudo ddrescue -n \/dev\/sdX raspios.img rescue.map Puis une deuxi\u00e8me passe qui insiste sur les zones probl\u00e9matiques : sudo ddrescue -r3 \/dev\/sdX raspios.img rescue.map Le -r3 dit \u00e0 ddrescue de r\u00e9essayer 3 fois sur chaque secteur r\u00e9calcitrant par contre, \u00e9vitez de mettre &#8211;no-split par d\u00e9faut. \u00c7a peut sembler logique (&#8220;ne coupe pas&#8221;), mais sur un support vraiment ab\u00eem\u00e9, laisser ddrescue d\u00e9couper et isoler les zones foireuses est souvent plus efficace. Maintenant faut v\u00e9rifier que tout s&#8217;est bien pass\u00e9\u2026 alors oui, on peut faire des contr\u00f4les, mais il faut \u00eatre clair, si vous comparez juste un bout, vous validez juste un bout. Par exemple cette commande compare seulement 1 Go, et pas toute la carte : sudo cmp -n 1G \/dev\/sdX \/dev\/sdY Donc si vous voulez comparer TOUT (et que \u00e7a ne vous d\u00e9range pas d&#8217;attendre ^^), vous pouvez comparer l&#8217;image et la carte clon\u00e9e en faisant un hash sur la totalit\u00e9. Par exemple, pour v\u00e9rifier que l&#8217;image \u00e9crite sur la carte correspond bien \u00e0 l&#8217;image d&#8217;origine : sha256sum raspios.img sudo ddrescue \/dev\/sdY &#8211; | sha256sum Si les deux hashes sont identiques, l\u00e0, on parle (beaucoup plus) s\u00e9rieusement. Et si vous ne voulez pas streamer le disque, vous pouvez aussi faire un hash du p\u00e9riph\u00e9rique directement (mais \u00e7a lit tout le disque, donc c&#8217;est long). Vous l&#8217;aurez compris, ddrescue nous sert \u00e0 cloner ou \u00e0 sauver une carte existante, mais pour d\u00e9ployer proprement une image, on va maintenant utiliser le fameux Raspberry Pi Imager. Car oui, l&#8217;outil officiel de la fondation a une fonction que beaucoup de gens ne connaissent pas qui est la personnalisation avanc\u00e9e. Comme \u00e7a, avant de flasher votre carte, vous pouvez pr\u00e9configurer plein de trucs. Par exemple, le hostname du Pi, genre pi-cuisine ou pi-garage, l&#8217;utilisateur et son mot de passe, le Wi-Fi avec SSID et mot de passe, le SSH activ\u00e9 avec mot de passe ou cl\u00e9 publique, le fuseau horaire et la config clavier. Et pr\u00e9cision importante, Imager pr\u00e9pare tout \u00e7a pour que ce soit appliqu\u00e9 au premier boot (c&#8217;est inject\u00e9 pour l&#8217;initialisation), ce qui revient au m\u00eame pour vous, mais \u00e7a explique pourquoi c&#8217;est si pratique en mode headless. Du coup, vous flashez la carte, vous la mettez dans le Pi, vous branchez l&#8217;alimentation, et souvent c&#8217;est accessible en SSH tr\u00e8s vite : ssh pi@pi-cuisine.local C&#8217;est le mode headless parfait puisque \u00e7a vous \u00e9vite d&#8217;avoir \u00e0 brancher un \u00e9cran + clavier + souris sur votre Rpi. Notez que l&#8217;extension en .local de mon exemple ci-dessus d\u00e9pendra du mDNS (Bonjour \/ Avahi)&#8230; Sur certains r\u00e9seaux (ou certains PC), \u00e7a pourra ne pas r\u00e9soudre donc dans ce cas-l\u00e0, vous passez par l&#8217;IP ou votre DNS\/DHCP habituel. Et maintenant, roulements de tambours, voici le workflow magique pour d\u00e9ployer un parc de Pi. Cela consiste tout simplement \u00e0 configurer un Pi de r\u00e9f\u00e9rence avec tout ce qu&#8217;il vous faut dedans (paquets, services, configs&#8230;). Ensuite vous l&#8217;\u00e9teignez proprement, vous clonez sa carte avec ddrescue, et vous dupliquez cette image \u00e0 volont\u00e9. MAIS (et l\u00e0 c&#8217;est le point qui \u00e9vite des sueurs froides), cloner une carte Linux telle quelle, \u00e7a clone aussi des identifiants qui devraient \u00eatre uniques, typiquement : le machine-id les cl\u00e9s SSH h\u00f4te (host keys) Donc si vous d\u00e9ployez 10 Pi clon\u00e9s \u00e0 l&#8217;identique, vous vous retrouvez avec 10 machines qui se pr\u00e9sentent pareil, et c\u00f4t\u00e9 SSH vous pouvez avoir des alertes cheloues (et c\u00f4t\u00e9 admin, c&#8217;est pas propre). La solution la plus simple c&#8217;est donc de pr\u00e9parer votre image &#8220;master&#8221; pour que chaque nouveau Pi r\u00e9g\u00e9n\u00e8re \u00e7a au premier d\u00e9marrage. Sur votre Pi de r\u00e9f\u00e9rence (avant de cloner), vous pouvez faire : sudo rm -f \/etc\/machine-id sudo truncate -s 0 \/etc\/machine-id sudo rm -f \/etc\/ssh\/ssh_host_* Comme \u00e7a, au prochain boot, le syst\u00e8me r\u00e9g\u00e9n\u00e8re un machine-id propre, et OpenSSH<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1902,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"give_campaign_id":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_kadence_starter_templates_imported_post":false,"footnotes":""},"class_list":["post-1901","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"campaignId":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1901","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1901"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1901\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1902"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/elearningsamba.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1901"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}