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  • Cameroun-crise au supérieur : après le boycott de vendredi, Fame Ndongo tend la main au Synes
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 14 September 2026 at 9h59

    © DR Suite au désaccord sur la participation du Synes à la concertation du 11 septembre dernier à Yaoundé, le ministre d'État ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a exprimé le 13 septembre, la volonté de recevoir le Syndicat national des enseignants du supérieur cette semaine.   Le gouvernement et le Synes expriment une convergence de vue. Ils veulent dialoguer pour apaiser les tensions. Les deux parties s'acheminent vers l'organisation d'une nouvelle réunion de concertation après que le Synes a boycotté celle du 11 septembre dernier. Hier dimanche, le ministre d'Etat ministre de l'Enseignement supérieur, s'est exprimé par voie de messages au cours d'une émission sur A1 télévision. Le Pr Jacques Fame Ndongo a déclaré que dans le cadre dialogue social privilégié pour le règlement des crises, il est « prêt à accueillir le Synes même ce lundi ». Objectif, discuter de leurs revendications et des dispositions prises par le gouvernement pour y répondre. Face à cette main tendue, le Synes par la voie de sa secrétaire générale, le Pr  Jeannette Wogaing Fotso, accepte la proposition du gouvernement. Ce d'autant plus que le syndicat a toujours voulu dialoguer avec le gouvernement. Mais les conditions n'étaient pas réunies. La convocation du 09 septembre dernier pour eux n'accordait pas un délai raisonnable aux coordonnateurs de l'Extrême-Nord, de l'Adamaoua par exemple de rallier Yaoundé en moins de 48 heures pour prendre part à la concertation. Raison pour laquelle, le Synes a demandé un report pour cette semaine qui commence. N'ayant pas consenti à la demande du Synes, le gouvernement a tenu la réunion en présence d'autres syndicats. Le Minesup a déclaré dimanche être disposé à accueillir ceux qui n'ont pas pris part à la réunion de vendredi. Il reste maintenant à définir la date et l'heure pour la tenue des concertations. Les membres du Synes penchent pour la fin de cette semaine en comptant sur ‘’l’élégance’’ du ministre. Principal syndicat des enseignants d'universités, le Synes se revendique une adhésion de 82% des enseignants du supérieur. Son mot d'ordre qui annonce une rentrée académique morte, impose la grève dans les universités d'Etat depuis le 03 septembre dernier. Les revendications portent sur le paiement de l'intégralité de la dette académique accumulée entre 2000 et 2021, le paiement intégral des allocations liées à la modernisation de la recherche du 4è trimestre de l'année 2025 et des deux premiers trimestres de l'année 2026. Au terme de la réunion de vendredi, le Minesup a présenté les actions déjà entreprises par le gouvernement pour répondre aux revendications des enseignants. La tenue des concertations annoncées avec le Synes pourra déboucher sur la levée du mot d'ordre de grève qui menace de compromettre la rentrée académique d’octobre prochain. Cet article Cameroun-crise au supérieur : après le boycott de vendredi, Fame Ndongo tend la main au Synes est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun/ Dette académique : l’État a payé 6,3 milliards sur 15,4 milliards de F, le Synes maintient la grève
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 11 September 2026 at 21h10

    © DR C'était le point chaud de la concertation ayant réuni le gouvernement, les universités et des syndicats ce 11 septembre 2026 au ministère de l'Enseignement supérieur (Minesup). Mais le Syndicat national des enseignants du supérieur déclare n'y avoir pas participé et exige le paiement intégral de la dette. Sur les 15 498 462 253 F CFA de dette académique accumulée entre 2000 et 2021 dans huit universités d'État, 41% ont été payés depuis le 3 octobre 2025. Calcul fait : environ 6,35 milliards déjà versés, il en reste 9,14 milliards. La question subséquente est de savoir qui donc a bénéficié du paiement jusqu'ici. Le ministre d'Etat Minesup, déclare que les universités de Bamenda et de Buea situées en zone anglophone et l'Université de Maroua ont été privilégiées. Un choix politique assumé pour apaiser les zones plus affectées par des tensions. Le ministre Jacques Fame Ndongo précise que les paiements se poursuivent "à la diligence du ministre des Finances et en fonction des disponibilités de trésorerie". Par ailleurs, le ministère des Finances vient d'ouvrir un nouveau front. Par lettre circulaire du 19 août 2026, le ministre Louis Paul Motaze prescrit un recensement général de la dette flottante de l'État 2020-2025. L'objectif est d'inclure cette fois les 11 universités d'État (et non plus 8) et intégrer toutes les dettes non comptabilisées, y compris les prestations académiques impayées. Ce qui traduit que la dette réelle est plus élevée que les 15,4 milliards annoncés. L'inventaire étant en cours. Au cours du dialogue réunissant le Minesup, le Minfi, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, les patrons des universités, les syndicats, d'autres points ont été abordés portant sur d'autres revendications. Les syndicats (SESUP, FOREC et Synes, d'après le Minesup) sont venus aussi pour discuter de la prime de modernisation de la recherche et des prestations académiques. Concernant la prime de modernisation de la recherche, il en ressort que pour l'exercice 2025, les 16 milliards de F CFA des quatre trimestres ont été entièrement payés. Quant à l'exercice 2026 : au premier trimestre, sur une enveloppe de 5 961 540 000 F CFA, 4 888 462 800 F CFA ont été payés, soit 82%. Le solde de 1 073 057 200 F CFA est en cours de paiement. Pour le deuxième trimestre 2026, le mandatement a été effectué et les paiements sont en cours. Enfin, les dotations des troisième et quatrième trimestres 2026 ont été entièrement prises en charge à l'issue d'une mission conjointe Minfi-Minesup prescrite par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute pour les 11 universités d'Etat, explique le ministre d'État Jacques Fame Ndongo en faisant le point des concertations. Le paiement des prestations académiques au sein des universités d'État sera effectué dans le cadre du nouveau cycle de recensement de la dette flottante de l'Etat. Le dialogue s'est achevé sur une note d'apaisement entre le gouvernement et les syndicats. Mais la question de la grève des enseignants en cours depuis le 03 septembre dernier reste posée. Au terme de la concertation, le Synes par voie de communiqué réitère avoir refusé de prendre part à la concertation pour invitation tardive envoyée par les réseaux sociaux. Le Bureau national dudit syndicat précise que certains enseignants présents au dialogue y ont pris part de manière personnelle et non au compte du syndicat. Par conséquent, maintient le mot d'ordre de grève et exige que le gouvernement paye l'entièreté de la dette académique. Cet article Cameroun/ Dette académique : l’État a payé 6,3 milliards sur 15,4 milliards de F, le Synes maintient la grève est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun/ Enseignement supérieur : dialogue de sourds à la veille de la rentrée académique
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 11 September 2026 at 8h38

    © DR Le climat est électrique à l'Enseignement Supérieur. À la veille de la rentrée académique 2026, le ministre d'État Jacques Fame Ndongo tente de sauver la face, mais les deux plus gros collectifs d'enseignants lui claquent la porte.   Tout part d'un message-porté du 09 septembre 2026. Le ministre Fame Ndongo convoque une "importante réunion relative au climat social dans les campus" ce vendredi 11 septembre à 11h, salle 1036 de l'immeuble ministériel n°2, avec tous les chefs d'institutions universitaires, le Minfi et les syndicats. Objectif affiché : préparer un dialogue social constructif, inclusif et républicain pour la rentrée. Mais 24 heures plus tard, c'est la douche froide. Deux refus cinglants arrivent sur son bureau. Le Synes brandit le véto Le Syndicat national des enseignants du supérieur, le plus puissant du secteur et en grève totale et illimitée, répond le 10 septembre par sa secrétaire générale Pr Jeannette Wogaing Fotso en mettant en avant trois arguments. D’abord en relevant un vice de forme. "Il revient à l'exécutif du Syndicat, et à personne d'autre, de décider de la composition de sa délégation". ‘’Le ministre ne peut pas choisir qui représente le SYNES’’. Ensuite, dénonce un délai intenable. Convoqué le 09 pour le 11, impossible de mobiliser les coordonnateurs de Bamenda, Buea, Douala, Maroua, Ngaoundéré, etc. Enfin, elle s’intéresse au fond. Depuis novembre 2025, le Synes demande une audience sans succès. Pas question de courir à Yaoundé pour une réunion de façade. Il propose la semaine du 15 au 18 septembre. Le Corec solidaire du Synes, dénonce 17 mois de promesses non tenues   Même son de cloche au Corec, le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun qui fédère 17 syndicats du primaire au supérieur (SNAES, OTS, TAC, SNUIPEN...). Son secrétaire à la coordination, Ngolack Edouard Alyam, écrit le 10 septembre que le délai est trop court pour obtenir les permissions et organiser le voyage. Il relève par la suite une erreur de titre. Le Corec est dirigé par un secrétaire général à la coordination, pas un président comme écrit dans l'invitation. Le collectif revient sur le dossier qui fâche : la promesse par le gouvernement en mars 2025 de l’imminence de l’organisation du Forum national de l'éducation et de la signature du Statut spécial de l'enseignant. Mais ‘’17 mois après, les enseignants se demandent bien à quoi servent les sessions de dialogue dites constructives qui sont surtout organisées après un lancement de mot d’ordre de grève’’. Malgre tout, pour le ministre tout va bien, il maintient la réunion   Face à ces deux boycotts, le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur le Pr Jacques Fame Ndongo ne recule pas. Le 10 septembre à 18h, il publie un Communiqué-Radio-Presse. Il maintient la concertation du 11 septembre et déroule son argumentaire. D’après lui, les universités d'État fonctionnent normalement. La rentrée administrative est faite. Les préinscriptions ont démarré. Les cités universitaires sont ouvertes. Les bibliothèques sont opérationnelles. Aussi, les activités pédagogiques suivent leur cours : admissions, concours, corrections, enseignements qui ont redémarré par anticipation à l'ENSPY, ENS, ENSET, IUT, soutenances de thèses, délivrance des relevés. Le gouvernement reste ouvert au dialogue via les cadres de concertation permanents créés par décret du chef de l'État en 2012, insiste le chancelier des ordres académiques. Ainsi, ce vendredi à 11h, le ministre Fame Ndongo va donc présider une réunion sur le climat social dans les campus, sans le synes qui est en grève illimitée et sans le Corec qui représente 17 syndicats. Cet article Cameroun/ Enseignement supérieur : dialogue de sourds à la veille de la rentrée académique est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun : l’économie de la terreur autour des établissements scolaires évaluée à 77 millions de F de rançon en un an
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 10 September 2026 at 9h18

    © DR A l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, la Commission des droits de l'homme du Cameroun dresse un tableau sombre de la protection de l’éducation et appelle à la résilience.   L'école camerounaise est-elle en train de survivre ou de s'effondrer sous les attaques ? C'est la question posée par l'Unesco pour cette 7e Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques, et la Commission des Droits de l'homme du Cameroun (Cdhc) y répond sans détour : le tableau est sombre et la situation exige la résilience. En effet, d’après le constat de la Commission, l’école est toujours cible d’attaques dans trois régions au Cameroun. Elle "déplore la persistance des attaques et exactions perpétrées par des groupes armés non étatiques ainsi que des groupes terroristes" contre les élèves, les enseignants et les infrastructures scolaires. Les régions les plus touchées restent les mêmes : Extrême-Nord, Nord-Ouest et Sud-Ouest. La dernière attaque importante est celle survenue à l’Ecole normale des instituteurs de l’Enseignement général de Wum dans le département de la Menchum, région du Nord-Ouest, le 08 septembre 2026, faisant un mort : un commissaire de police, et cinq enseignants enlevés, selon le gouverneur de la région du Nord-Ouest. L'éducation, rappelle la Cdhc, n'est pas un simple service. C'est un "bien public mondial" et un "droit constitutionnel intangible" selon l'Unesco, indispensable à la dignité humaine. Le chiffre qui choque : 77 millions de rançon La Commission met en lumière ce qu'elle appelle "l'économie de la terreur" qui frappe l'école. Entre le 10 septembre 2025 et le 8 septembre 2026, la Cdhc a documenté au moins quatre épisodes d'enlèvements ; neuf membres du personnel éducatif touchés ; Plus de 77 millions de FCFA de rançons demandées. Un business de la terreur qui vise directement ceux qui tiennent l'école debout. Pourtant le Cameroun est sous engagement internationaux l’obligeant à protéger et promouvoir l’éducation. Mais, ces engagements peinent à être respectes. A titre illustratif, Sur les 220 recommandations acceptées par le Cameroun lors de l'Examen Périodique Universel (EPU) en mars 2024, six concernent justement la protection de l'éducation contre les attaques. La Cdhc dit les avoir déjà transmises aux ministères et à la société civile, mais s'inquiète de la "lenteur" dans la mise en œuvre de la résolution 2601 de l'ONU qui protège les écoles contre les attaques en temps de guerre. Les recommandations fortes de la CDHC La Commission ne s'arrête pas au constat. Elle interpelle directement certains acteurs au premier rang desquels se trouve le Comité national de désarmement, démobilisation et réintégration (Cnddr). Lui demande renforcer l'information et la sensibilisation auprès des groupes armés pour accélérer le dépôt des armes et la réinsertion. Aux groupes armés sécessionnistes et à Boko Haram la commission demande de cesser immédiatement toute hostilité contre les enseignants, les élèves et les Forces de défense, d’arrêter la destruction des écoles, de déposer les armes sans délai et de rejoindre les centres du CNDDR pour bénéficier des programmes de resocialisation et de formation. En choisissant le thème "La résilience des communautés humaines", l'ONU et la CDHC veulent mettre en lumière une chose : malgré les attaques, les communautés continuent de se battre pour que l'éducation survive. Cet article Cameroun : l’économie de la terreur autour des établissements scolaires évaluée à 77 millions de F de rançon en un an est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun : libération de cinq enseignants enlevés à Wum
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 10 September 2026 at 9h18

    © DR Les professionnels de la craie ont recouvré la liberté deux jours après leur enlèvement au cours d’une attaque qui a coûté la vie à un commissaire de police à Wum dans le département de la Menchum région du Nord-Ouest. Après 48 heures en captivité, cinq enseignants de l’Ecole normale des instituteurs de l’enseignement général de Wum sont libres. La directrice de ladite école, Mme Kwa Hope et les autres quatre enseignants à savoir Presilla Ache, Divine Kometa, Nadine Kum et Dieudonné Nchia sont désormais libre et entre les mains des forces de défense et de sécurité. Kidnappés le 08 septembre 2026 en fin de matinée à leur école, ils ont été conduits vers un lieu inconnu. L’attaque survenue à leur ENIEG et attribuée aux séparatistes a coûté la vie au commissaire principal MBAH Tobie Damase. D’après le communique du gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, ils ont été enlevés par un groupe terroriste qui s’est infiltré à l’Ecole normale mardi, alors que le préfet de la Menchum effectuait une tournée dans les établissements scolaires pour évaluer le déroulement de la rentrée scolaire. En condamnant fermement l’attaque, le gouverneur appelait les populations au calme. Il rassurait la communauté éducative par la même occasion en faisant savoir que les forces de défense et de sécurité ont été déployées, et traquaient les auteurs de l’attaque. L’objectif étant de libérer les personnes retenues en captivité et traduire les assaillants en justice. A ce stade, après l’annonce de la libération des enseignants et la publication de leur image aux côtes des forces de défense et de sécurité par les médias locaux, aucune communication officielle n’a encore été faite. Cet article Cameroun : libération de cinq enseignants enlevés à Wum est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun : le taux de fréquentation des établissements scolaires augmente de 12% dans le Sud-Ouest
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 8 September 2026 at 10h11

    © DR Le gouverneur de la région, Bernard Okalia Bilai a révélé le chiffre au terme de la visite effectuée dans certains établissements scolaires de son territoire de commandement.   Au premier jour de l'année scolaire 2026/ 2027 dans la région du Sud-Ouest, l'un des deux régions de la zone anglophone en crise, le gouverneur de la région livre la copie de l'effectivité de la rentrée scolaire. D'après le patron de la région administrative, Bernard Okalia Bilai, la rentrée est effective dans sa région. Une visite effectuée dans des établissements publics et dans des établissements confessionnels en zone urbaine et en zone semi-urbaine, montre que des classes ‘’sont bondées d’élèves’’ à certains endroits. Au secondaire, 7 873 élèves ont répondu présents lundi, contre 7 025 à la rentrée scolaire 2025, soit une progression de 10 à 12% des effectifs à la rentrée scolaire. À l'éducation de base, 3 000 élèves ont effectivement repris les classes le 07 septembre dans la région, a indiqué le gouverneur dans une interview diffusée sur la chaîne de radio publique Crtv ce mardi matin. Ce taux de présence en classe des élèves dans la région est consécutif à la mobilisation de l'ensemble de la communauté éducative de la région. Avant la rentrée, les acteurs de cette communauté ont multiplié des réunions préparatoires auxquelles ont pris part des autorités administratives, des enseignants, des parents, les municipalités. La priorité étant que tous les petits Camerounais de cette région aient droit au même traitement en ce qui concerne l'accès à l'éducation. Et la volonté étant que « les enfants dans la région du Sud-Ouest aient les mêmes privilèges, les mêmes degrés de connaissance, les mêmes facilités d'accès à l'école », a indiqué le patron de la région. Dans son intervention, Bernard Okalia Bilai reconnaît que la mobilisation dans les villes comme Buea, Limbe, Mamfe, est plus importante que dans les arrondissements et les villages. Cependant, bien que les autorités rassurent de l'effectivité de la rentrée scolaire, il est indéniable que l'écart entre la présence (12%) et l'absence (88%) reste énorme. L'éducation demeure ainsi une préoccupation majeure dans la région du Sud-Ouest et dans celle du Nord-Ouest. Du fait de la crise et des exactions commises sur les écoles, les élèves, les enseignants ainsi que sur les parents, la communauté éducative a connu une forte démobilisation. Les mots d'ordre des séparatistes appelant au boycott de la rentrée ainsi qu'à la fermeture des établissements scolaires pèsent sur l'environnement socio-éducatif. D'après les chiffres de l'ONU, environ 2 000 écoles ont été fermées et plus de 223 000 enfants ont été privés d'apprentissage dans ces régions. Malgré la gravité de la situation, les autorités locales se réjouissent néanmoins de l'évolution vers le retour à la normale. Cet article Cameroun : le taux de fréquentation des établissements scolaires augmente de 12% dans le Sud-Ouest est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun : les élèves reprennent le chemin de l’école
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 7 September 2026 at 8h20

    © CRTV Ce 07 septembre est jour de rentrée scolaire pour les élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire. L'année scolaire débute avec des objectifs et des défis.   C'est un nouveau départ pour la communauté éducative. Après trois mois de vacances, les campus scolaires reprennent vie. Les élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire, principaux occupants de ces espaces de dispensation et d'acquisition des connaissances sont de retour. Ils sont environ neuf millions de d'enfants et d'adolescents qui sont attendus cette année dans les écoles, les lycées et collèges, dont environ 6 557 400 élèves dans l’éducation de base. Dès ce lundi, les programmes prévoient le début des cours par les la détermination du niveau des élèves et l'administration des correctifs pour ceux qui présentent des lacunes. Au niveau de l'éducation de base, le ministre Laurent Serges Etoundi Ngoa insiste sur l'atteinte des objectifs au premier rang desquels savoir lire, savoir écrire, savoir faire des calculs. Pour ce dernier élément, le membre du gouvernement entend faire former des enfants pour être aptes à effectuer des calculs sans recourir à la machine. Aux enseignements secondaires, l'intelligence artificielle ainsi que le numérique en général constituent des axes d'engagements pour cette nouvelle année. Au moment où les cours reprennent, les questions de sécurité se posent encore dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest où du fait de la crise, les séparatistes imposent les villes mortes chaque lundi. Ainsi que dans la région de l'Extrême-Nord où des éléments de Boko Haram attaquent encore et enlèvent des personnes. Aussi, des inondations, la présence du choléra dans certaines parties du Septentrion, de même que l'insécurité dans les grandes villes sont autant de défis qui s'imposent cette année. Mais, malgré ces défis, les enseignants et responsables d'établissements sont appelés à respecter le calendrier de l'année scolaire fixé par le gouvernement. Cet article Cameroun : les élèves reprennent le chemin de l’école est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

  • Cameroun : rentrée scolaire, rentrée de toutes les menaces
    by Arnaud Nicolas MAWEL on 4 September 2026 at 8h47

    © DR À trois jours de la rentrée scolaire au Cameroun, plusieurs menaces pèsent sur la communauté éducative et augmentent les risques chez les élèves, les enseignants et même les parents.   Moins de 72 heures séparent les élèves de la rentrée scolaire comptant pour l'année 2026-2027. Le chrono tourne. Les préparatifs vivent les derniers instants. Malgré la note salée, les parents apprêtent le nécessaire pour les enfants : cahiers, livres, cartables, tenues de classe, frais exigibles, produits alimentaires… Les responsables d'établissements s'assurent d'un cadre propre, agréable. Ils dressent des emplois de temps. Répartissent des enseignants. Tout est fait pour un démarrage sans fausse note le 07 septembre 2026. Mais, l'environnement sécuritaire alimente des incertitudes. Dans les régions en crise, la menace crée la peur. A l'Extrême-Nord, les groupes armés Boko Haram continuent de d'attaquer. Ils sèment la mort. Enlèvent les enfants, les jeunes et les adultes. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les groupes armés séparatistes ne renoncent pas aux hostilités. Ils n'abandonnent pas en totalité le projet d'empêcher les enfants d'aller à l'école. Après avoir lancé un mot d'ordre de confinement à la période de la rentrée scolaire, certains se ravisent. Ils reconnaissent, un peu tard, l'importance de l'éducation pour leurs enfants et la nécessité de les laisser acquérir l'instruction comme les autres enfants du pays. Le rétropédalage ne rassure pas néanmoins. Les coups de feu font bruit dans la zone ces derniers temps. La rentrée scolaire sera sous haute sécurité. Dans les grandes villes de ces trois régions et des sept autres, un autre risque plane : la violence sur les enfants. Elle se présente sous plusieurs formes : enlèvement, traite, viol, maltraitance, agressions, meurtre... Tout petits, adolescents, jeunes, y sont exposés. Aucun espace ne rassure plus en totalité. Même les établissements scolaires, les lieux de culte, le voisinage n'inspirent plus la confiance et la sérénité d'antan. Il faut garder un œil ouvert. Et ce n'est pas tout. Les prévisions météorologiques ne rassurent pas non plus. Les trois prochains mois, les pluies torrentielles peuvent causer des inondations et éboulements. Dans les régions septentrionales, certaines zones peuvent être plus affectées que d'autres. Des autorités prennent des mesures pour pallier les inondations des classes. Le volume des eaux de ruissellement en cas de fortes pluies pouvant emporter des enfants, est à prendre en considération partout. Sans oublier les risques sanitaires du fait des pluies et des vents violents. Enfin, la violence et la dépravation des mœurs en milieu scolaire ne sont pas résolues. Elles étaient juste en vacances. C'est aussi la rentrée des deux phénomènes si le dispositif de lutte n'est pas renforcé. Il concerne le démantèlement des réseaux de circulation et de distribution de la drogue et des produits psychotropes. Il mêle aussi la mise en quarantaine des consommateurs et dealers, la sensibilisation permanente des élèves, la promotion de l'éthique, de la morale et du civisme. Cet article Cameroun : rentrée scolaire, rentrée de toutes les menaces est apparu en premier sur Journalducameroun.com.

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📻 RFI Afrique

  • Sénégal: Bassirou Diomaye Faye rencontre la directrice générale du FMI à Washington
    by RFI on 15 September 2026 at 22h28

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est aux États-Unis du dimanche 13 au mardi 15 septembre 2026 au soir. Une offensive diplomatique pour décrocher des investissements auprès d’entreprises américaines, mais aussi rencontrer les institutions de Bretton Woods : la Banque mondiale lundi et le Fonds monétaire international (FMI) ce mardi.

  • En dix ans, les transferts d'argent de la diaspora en Afrique ont explosé
    by Charlotte Cosset on 15 September 2026 at 22h06

    124 milliards de dollars : c’est le montant des transferts d’argent qui ont été effectués vers l’Afrique en 2025. C’est une hausse de 86 % par rapport à il y a 10 ans, révèle une étude du Fonds international de développement agricole (Fida) publiée en ce début de semaine. Cinq pays (Égypte, Nigéria, Maroc, Éthiopie, Kenya) reçoivent les trois quarts des transferts. Cependant d’autres régions, l’Afrique de l’Ouest en particulier, ont enregistré un boom important.

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